Blogue sur la mise à niveau du réseau de surveillance sismique du Canada

4 octobre 2017 - 67 stations améliorées

Nous avons travaillé très fort pour améliorer le réseau à travers le Canada. Soixante-sept stations ont reçu de nouveaux capteurs sismiques, et ce, entre août 2016 et septembre 2017. Examinez la carte, les losanges bleus montrent les stations qui ont été modernisées.

Carte du réseau

Les deux prochains blogues seront consacrés aux améliorations récentes réalisées dans le Nord ontarien. En attendant, voici quelques nouvelles sur la sismicité dans le Nord ontarien.

Le Nord de l’Ontario subit très peu d’activités sismiques. La carte ci-dessous montre l’emplacement de 176 séismes enregistrés depuis 1985 :

  • un événement de magnitude 4,2 en 2006, à 62 km au nord-ouest de Cochrane
  • dix-huit événements d’une magnitude entre 3, 0 et 3,8
  • les autres avaient une magnitude inférieure à 3
  • vingt-et-un des 176 séismes ont été ressentis.

Dans le passé, deux séismes de magnitude 5 ont ébranlé le Nord-Est ontarien : au nord-est de Kapuskasing en 1928 et au nord du Michigan (États-Unis) en 1905.

Carte du réseau
Carte du réseau

Pourquoi avons-nous donc des stations sismiques dans le Nord de l’Ontario, alors que l’activité sismique y est normalement très basse? La réponse : l’évaluation du danger sismique!

Il est important de pouvoir évaluer les dangers sismiques partout au Canada. L’analyse des dangers sismiques éclaire la rédaction du Code national du bâtiment du Canada. Savoir comment concevoir et construire des structures qui résisteront à la sismicité potentielle d’une région se traduit par de meilleures pratiques de construction.

En 1984, Énergie atomique du Canada limitée voulait connaître la fréquence et les modes de sismicité dans le Nord de l’Ontario* afin d’étudier les estimations de dangers sismiques confrontant les structures, notamment les dépôts potentiels de déchets radioactifs. Plusieurs stations sont nécessaires pour localiser avec précision les séismes de faible magnitude (M < 3). Or, à l’époque, seules trois stations existaient (à Lakehead, Sudbury et Kirkland Lake, maintenant fermée). Six nouvelles stations ont été construites pour réaliser cette étude (à Sioux Lookout, Thunder Bay, Geraldton, Kapuskasing, Eldee et Chalk River). Avoir plus de stations permet de détecter les séismes plus faibles. De plus, disposer de plus de données sur la fréquence des séismes plus faibles donne des renseignements sur la fréquence des événements plus puissants, mais plus rares.

Pour connaître la sismicité pendant les trente derniers jours dans le Nord de l’Ontario, cliquez ici : http://www.earthquakescanada.nrcan.gc.ca/index-fr.php?CHIS_SZ=non.

Visitez-nous la semaine prochaine pour lire le blogue 11 : Partie 1 – améliorations aux stations du Nord de l’Ontario!

Information supplémentaire et références :

*Référence : Seismicity studies for long-term seismic-hazard assessment in the northern Ontario part of the Canadian Shield (article en anglais)

3 mars 2017 - Mise à niveau de 29 stations

Consultez les cartes et la galerie de photos! Du mois d’août 2016 au mois de février 2017, du nouvel équipement a été installé à 26 stations des quatre coins du Canada. Veuillez consulter le tableau qui se trouve sous les cartes pour avoir la liste des provinces et des territoires touchés.

Revenez bientôt pour en apprendre davantage sur les mises à niveau!

19 décembre 2016 - Des étudiants à l'oeuvre sur la mise à niveau de la station de l'île de Vancouver

La côte du Pacifique est la région du Canada la plus propice aux tremblements de terre. Environ 400 tremblements de terre se produisent chaque année dans la région s’étendant du nord de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, au Canada, à Seattle, dans l’État de Washington, aux États-Unis.

Incroyable, non? En janvier 1700, un séisme d’une magnitude de 9 s’est produit sur la côte de l’île de Vancouver! On a trouvé, dans l’histoire orale des Premières Nations de l’île de Vancouver, une preuve selon laquelle un grand tsunami a détruit le village de Pachena Bay, sur la côte ouest de l’île. Un relevé écrit des dommages causés par un tsunami le long de la côte est du Japon nous fournit la date et l’heure de l’événement.

À ce jour, le plus gros tremblement de terre enregistré en Colombie-Britannique s’est produit au mois d’août 1949. Il s’agissait d’un séisme d’une magnitude de 8,1 au large des côtes des îles de la Reine-Charlotte.

Des étudiants sont embauchés pour aider le personnel de Ressources naturelles Canada (RNCan) quant à la construction et aux installations, dans le cadre de la mise à niveau du réseau. Leur aide contribue à l’activité pluriannuelle de mise à niveau de toutes les stations du réseau de surveillance sismique du Canada. Voici le compte rendu d’une étudiante qui travaille depuis notre bureau à Sidney, en Colombie-Britannique :

Bonjour. Je m’appelle Erin Greeves. Je suis une étudiante en enseignement coopératif qui travaille pour le Service canadien d’information sur les risques de Ressources naturelles Canada. Au cours des sept derniers mois, j’ai eu le privilège de travailler avec Shayla Brown (étudiante en enseignement coopératif), Rick Hall et Tim Claydon (employé de RNCan).

Nous avons voyagé d’un bout à l’autre de l’île de Vancouver et dans la partie continentale de la Colombie-Britannique. Notre travail, effectué pendant les mois d’été et d’automne, concernait principalement le déploiement et la mise à niveau des stations de surveillance sismique. Nous avons réussi à mettre à niveau cinq stations au cours de cette période, dont trois étaient de nouveaux sites nécessitant, entre autres, de nouveaux instruments, des fondations en béton, des panneaux solaires, des supports pour panneaux solaires, des kiosques et des piles. Il fallait de tout, en commençant par un cadre pour le béton!

Jetez un coup d’œil à quelques photos des divers sites que nous avons mis à niveau :

Survey Mountain

Lac Cowichan

Nous avons réussi à mettre à niveau ce site en deux jours, même s’il faisait environ 34 degrés Celsius en plein soleil!

Rivière Campbell

Ce site était complètement infesté par des fourmis, qui avaient créé tout un réseau de tunnels dans le matériau isolant de l’enceinte. Quelques araignées y cohabitaient également.

Woss

Holberg

Revenez bientôt pour savoir combien de stations ont été mises à niveau au cours de la saison de travail sur le terrain de 2016!

Pour de plus amples renseignements, visitez la page Produits, publications et recherche

du site Web Séismes Canada et consultez les références pour ce blogue :

Document Géodocs : Séismes dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique

Significant Canadian earthquakes 1600-2006; Lamontagne, M; Halchuk, S; Cassidy, J F; Rogers, G C Commission géologique du Canada, dossier public 5539, 2007; 32 pages; 1 CD-ROM, doi:10.4095/224164